SOMMAIRE
5 - SECTEURS ECONOMIQUES
A - Agriculture, Elevage et Pêche
Agriculture
La superficie irriguée atteint plus d’un million d’hectares et près de 90% des superficies (8 millions d’hectares environ) continuent d’être cultivées en sec (bour).
Selon le Département de l'Agriculture, le total de la superficie travaillée, au titre de la saison 2003-2004 s'est élevé à 5,1 millions d'hectares, en progression de 9% par rapport à la campagne 2002-2003.
La production céréalière atteindrait 83 millions de quintaux lors de la campagne 2003-2004, soit une hausse de 4% par rapport à la saison précédente. Cette production comprend notamment les blés dur et tendre et l’orge. La production agrumicole s'est élevée à 1,13 millions de tonnes.
Elevage
Les cheptels bovins, ovins et caprins sont estimés à :
| Elevage |
Nombres de têtes en 2002 (en milliers) |
Bovins
Ovins
Caprins
|
2 551,2
17 047,0
5 070,0
|
Pêches
Avec 3500 kilomètres de côtes, le secteur de la pêche dispose d'un important potentiel halieutique. Source d'importantes recettes à l'exportation, ce secteur assure près de 400 000 emplois directs et indirects. Les richesses halieutiques du Maroc le placent au premier rang des producteurs de poissons en Afrique et au 25ème rang à l'échelle mondiale. Il est aussi le premier exportateur mondial de sardines, notamment l'espèce "Sardines pilchardus".
Avec une production annuelle de 950 000 tonnes environ, évaluée à près de 6 millions de Dh, le secteur de la pêche maritime participe pour près de 3% dans la formation du PIB..
B - Production industrielle
L’industrie au Maroc est diversifiée. L'indice de production industrielle a progressé de 3,7% au premier trimestre 2004. Ce résultat provient de l'amélioration de l'activité dans les industries agroalimentaires, les industries mécaniques et métallurgiques et les industries de la chimie et de la parachimie dont l'indice de la production s'est accru respectivement de 6%, 7,7% et 3,5% après une hausse de 8,6%, 0,1%, et 7% en 2003. L'indice de la production des industries du textile et de cuir a poursuivi sa tendance baissière entamée en 2003. A fin mars 2004, il s'est replié de 0,9% après une baisse de 2,2% en 2003.
C - Agroalimentaire
Développé en parallèle avec le secteur agricole, le secteur agroalimentaire occupe une place essentielle dans le tissu économique du pays. Avec un effectif de 100 000 personnes, il génère 20% des exportations industrielles du pays, pour un chiffre d'affaires d'environ 7 milliards de Dirhams et dégage une valeur ajoutée de l'ordre de 18 milliards de Dirhams. Ce secteur touche principalement la transformation de fruits et légumes, la boulangerie industrielle et le poisson.
D - Mines
Le Maroc est le 3 ème producteur et le 1 er exportateur des phosphates dont la transformation génère la production de plusieurs dérivés (acides sulfurique et phosphorique, engrais, détergents…etc.). Le Maroc produit également différents minerais notamment, le plomb, le zinc, la barytine et le cuivre.
La production en tonnage de phosphates, d'acide phosphorique a augmenté à fin juin 2004 de 11,9%. Le volume de production des engrais a reculé de 8,4% par rapport à fin juin 2003.
Selon les dernières statistiques de la Direction des Mines, le secteur a réalisé un chiffre d'affaires de 4,64 milliards de DH au terme du premier trimestre 2004, soit une hausse de 7,7% par rapport à la même période de l'année écoulée.
E - Energie
A la fin novembre 2003, le rythme d'accroissement de l'énergie électrique est passé de 5,1% en 2002 à 7,7% en 2003 suite principalement au renforcement de 74,7% de la production d'électricité d'origine hydraulique, et ce, en lien avec la situation, favorable des réserves d'eau dans les barrages. Au terme des trois premiers trimestres de l'année 2003, l'indice de la production énergétique a baissé de 13,6% après une augmentation de 4% en 2002. La production de l’énergie électrique s’est renforcée, à fin juillet 2004, de 6,8% tirée par la progression de la production nette totale de l’Office National d’Electricité (ONE) et de la production concessionnelle respectivement de 17,6% et 3,2%.
F - Composants automobiles
Après avoir traversé plusieurs phases de structuration, le secteur a vu sa productivité et le montant des investissements drainés, stimulés par les projets de véhicules économiques et par l'amélioration de son environnement fiscal.
Avec une production de 50 000 véhicules en 1999, en progression de plus de 15% depuis trois ans, le secteur automobile marocain affiche un important potentiel de développement et devrait atteindre 100 000 véhicules par an à l'horizon 2006.
L'industrie automobile (véhicules assemblés et composants automobiles) emploie environ 13 000 personnes et réalise un chiffre d'affaires de plus de 6 milliards de Dirhams, dont 2 milliards à l'exportation vers les pays de l'Union Européenne.
Les mutations actuelles du secteur de l'automobile font du Maroc un site de montage potentiel sur le marché international. Sa force est essentiellement liée à :
- la qualification et compétitivité de la main d'ouvre;
- la diversification de la sous-traitance;
- la position stratégique liée à la proximité de l'Europe et aux différents accords d'association tels que : Maroc/Union Européenne, AELE, Jordanie, Tunisie, Égypte.
L'expérience de grands groupes du secteur tels que Yazaki, Delphi, Volkswagen Bornetze ou VALEO ont fait du Maroc un des principaux fournisseurs en matière de câblage électrique pour l'automobile.
Les nombreux efforts déployés pour la mise à niveau de ce secteur, tant sur le plan de la qualité, de la normalisation et du marketing que sur le plan technologique, contribuent de plus à la pérennisation de cette activité dans le pays. Le projet en attente est la fabrication de Renault Logane au Maroc au cours de 2005.
G - Composants Électroniques
Le secteur électronique est relativement récent au Maroc. Il constitue, de par sa particularité technologique, un secteur d'innovation à forte valeur ajoutée et un moyen sûr de compétitivité.
L'industrie dominante au Maroc est la fabrication de composants électroniques sous leur forme la plus sophistiquée, à savoir le semi-conducteur. Cette activité doit l'essentiel de son développement aux investissements réalisés ces dernières années par de grandes multinationales qui ont fait du Maroc une base de leur activité électronique.
Cette branche emploie près de 7000 salariés dont la majeure partie est composée d'une main d'oeuvre féminine.
Le secteur électronique, à forte vocation exportatrice, recèle de réelles opportunités d'investissement dans la sous-traitance à l'exportation, les circuits imprimés mono et multicouches, les équipements informatiques et télématiques, les composants passifs et actifs, les convertisseurs et les équipements de télécommunication.
H - Technologies de l'information
Le secteur des technologies de l'information revêt une importance primordiale pour le Maroc. A la fois porteur et créateur de richesse, il figure parmi les choix prioritaires de l'Etat et mobilise plus de 10% du budget d'investissement.
La politique de développement adoptée par le Gouvernement afin de favoriser l'émergence d'une société du savoir et de l'information s'appuie sur :
- la mise en place d'un réseau inter administrations;
- l'émergence d'une économie marocaine basée sur le savoir et l'innovation;
- la valorisation des ressources humaines;
- le développement des infrastructures;
- la généralisation de l'utilisation des technologies de l'information.
Ce secteur emploie actuellement plus de 12 000 personnes et devrait générer quelques 30 milliards de Dirhams de chiffre d'affaires à l'horizon 2008, permettant la création de 100 000 emplois directs et 360 000 emplois indirects .Cette perspective a déjà fait un pas de géant par la fabrication de l'ordinateur marocain en 2004.
Le Maroc offre de réelles opportunités pour le déploiement du secteur à savoir
- le marché intérieur marocain,
- l'édition de logiciels et services informatiques;
- les télé- services.
I - Textile et habillement
L’'industrie du textile et de l'habillement se compose à 85% de PME. Conjuguée à l'habileté de leur main d'oeuvre, leur souplesse les mène à réagir et à se redéployer rapidement face aux fluctuations fréquentes du marché.
La haute technicité acquise par ces entreprises les positionne favorablement face à des donneurs d'ordre exerçant en majorité sur des créneaux moyen et haut de gamme d'autant plus exigeants quant aux coûts, aux délais et à la qualité de fabrication. Cette compréhension mutuelle et ces habitudes de travail, prises en commun de longue date, sont à la base d'engagements fiables et rigoureux.
J - Tourisme
Le tourisme représente une source importante de devises pour le pays. En dépit des conditions internationales difficiles, les recettes du tourisme de l’ordre de 2,9 milliards d’euros sont demeurées stables (environ 30 milliards de dirhams). Le secteur intervient pour près de 8% du PIB national.
A l’instar de l’année dernière, la balance du trafic touristique a enregistré un excédent de 2,4 milliards d’euros. Le nombre des arrivées touristiques s’est accru pour atteindre 4,55 millions de touristes en 2003 et 5 millions en 2004, dont une part de ressortissants marocains résidant à l’étranger.
Ce succès est essentiellement à mettre sur le compte des programmes d’action mis en place par les opérateurs du secteur touristique au Maroc en vue de dynamiser le marché intérieur, et de l’augmentation du flux des touristes français (4%) et espagnols (15%).
Par ailleurs, un programme de développement du secteur appelé « Plan Azur » est en cours d’exécution. Des mesures ont été prises pour promouvoir le tourisme par l’aménagement de nouveaux sites balnéaires et le développement des infrastructures en vue de recevoir 10 millions de touristes internationaux à l'horizon 2010.
Ces mesures se présentent suivant plusieurs axes stratégiques :
- une stratégie produit visant à accroître le potentiel balnéaire
- une stratégie prix permettant la réduction du coût global de la destination Maroc
- une stratégie promotion pour renforcer la promotion de l'image du Maroc
- une réglementation et une organisation du transport aérien.
Les aléas inhérents à la conjoncture mondiale difficile, n’ont pas empêché la poursuite du Plan Azur, conformément aux dispositions du contrat programme conclu en 2001 entre l'Etat et les professionnels du tourisme. Le suivi de ce programme est assuré par la tenue annuelle des assises nationales du tourisme.
Ainsi, les éditions successives de ces assises ont permis de faire les bilans annuels des réalisations, de débattre les actions à poursuivre et les difficultés d’exécution de certaines actions et demeurent l’occasion de signer des partenariats, pour avancer dans l’exécution du programme du Plan Azur.
Des différentes rencontres, le constat suivant a été dégagé :
- Un renforcement des infrastructures hôtelières (25 à 30 unités par an), avec un programme de 30000 lits entre 2006 et 2007,
- La révision de la politique de promotion touristique et la réorganisation de l’Office National Marocain de Tourisme (ONMT).
- Le lancement de l’opération « Open Sky », par la signature de partenariat entre la Royal Air Maroc et d’autres compagnies, pour desservir le Maroc, dans le cadre de la libéralisation du transport aérien.
- Le Foncier et la fiscalité ont bénéficié d'avancées
- L’accélération des investissements et des négociations dans l’aménagement des sites balnéaires ciblés.
- La progression de la formation
- La création de Conseils régionaux de Tourisme
Selon le Ministère du Tourisme, septembre 2004 a connu une progression de 27% du total des nuitées déclarées par les établissements touristiques classés par rapport au même mois de l’année écoulée. Les neuf premiers mois de l’année en cours se terminent donc sur une progression significative des nuitées de 17% par rapport à la même période en 2003. Avec un taux d’occupation de 44%, soit 3 points de plus que l’année dernière pour la même période. Représentant 21% de l’activité touristique globale, la demande interne a enregistré au cours du mois de septembre, une hausse de 10%.
K - Artisanat
L’artisanat occupe au Maroc une place de choix. Ce secteur constitue un pôle économique important et représente près de 10 % du P.I.B national, soit un niveau équivalent au secteur du tourisme. Il emploie près d'un million et demi de personnes et se place au 5 e rang d’apport en devises. La valeur des exportations des produits artisanaux atteint plus de 600 millions de dirhams, notamment à destination de l’Union européenne.
les principaux métiers artisanaux sont : la poterie, le zellige et la sculpture sur bois la dinanderie, la cordonnerie traditionnelle, la sellerie, la broderie, le tissage, le tapis , le cuir et le fer forgé.
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