SOMMAIRE
1 - PRESENTATION
Situé au nord ouest de l'Afrique à 15 kilomètres de l'Europe, le Maroc est une monarchie constitutionnelle, démocratique et sociale. Le Roi Mohammed VI est le Chef de l’Etat et le Commandeur des Croyants. Le pouvoir législatif a été érigé en système bicaméral en 1996 (Chambre des Représentants et Chambre des Conseillers).
Subdivisé en seize régions (voir découpage administratif) qui englobent 9 wilayas, 22 préfectures, 43 provinces et 1545 communes urbaines et rurales, le Maroc s’ouvre sur l'Atlantique à l'Ouest, et sur la Méditerranée au Nord, avec respectivement 2934 et 512 kilomètres de côtes. Cet emplacement géographique lui confère un important rôle stratégique, économique et culturel.
La charte communale a donné au Maroc un nouveau visage de gouvernance locale. A ce titre, les élections communales de septembre 2003 ont permis la mise en place de conseils de régions et de conseils de villes. Ces dernières sont désormais présidées par des Maires assistés de Conseillers élus.
| Superficie |
710 850 km2 |
Population
Population urbaine
Population rurale
Population active en 2004
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30 millions
16,7 millions
12,85 millions
11,183 millions
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| Taux d'activité |
52,1% |
| Taux de chômage |
11,8% |
| Taux d'urbanisation |
55,2% |
| Taux d'alphabétisation |
52 % |
| Densité |
40,4 habitants/km2 |
| Capitale |
Rabat |
| Villes principales |
Casablanca, Marrakech, Tanger, Téouan , Fès, Oujda, Agadir, Laâyoune, Meknès, Dakhla, Safi, Essaouira |
| Religions |
Islam : religion officielle, coexistant avec le judaïsme et le christianisme |
| Langue officielle |
Arabe (+ dialectes marocains et berbères) |
| Autres langues pratiquées |
Français, Espagnol, Anglais |
| Monnaie |
Le dirham (Dh) 1 euro = 11 dirhams |
2 - INFRASTRUCTURES
- Réseau Bancaire : 1700 guichets
- Réseau Routier : 65000 Km dont 30 000 Km de routes et 35 000 Km de pistes. Egalement 550 Km d’autoroutes sont réalisés
- Réseau Ferroviaire : 1907 Km
- Réseau Portuaire : 27 ports, dont 11 de commerce et de pêche : Les principaux sont Casablanca, Tanger, Kénitra, etc
- Réseau Aéroportuaire : 28 aéroports, dont 12 internationaux : Les principaux sont Casablanca Mohammed V, Rabat Salé, Marrakech, Agadir, Tanger, Oujda, Fès.
- Barrages : 86 barrages en exploitation dont 12 hydroélectriques.
- Réseau Téléphonique : Plus de 2 millions de lignes téléphoniques fixes et plus de 6 millions de téléphones portables sont en service. Le réseau Internet est également en pleine expansion.
- Zones Industrielles : un effort important a été déployé par les pouvoirs publics, pour doter les différentes régions et villes du pays en zones industrielles pouvant accueillir diverses activités. A titre d'exemple, le technopark de Casablanca destiné aux nouvelles technologies (hitech) a accueilli plus de cinquante entreprises depuis son ouverture.
- Zones Franches : Elles présentent de nombreux avantages fiscaux et douaniers. Il y a lieu de citer à cet effet, la Zone Franche de Tanger qui a déjà accueilli plus d’une centaine de sociétés. D’autres zones franches sont en projet à Nador, Nouaceur (près de Casablanca) et Jorf EL Asfar près d’El Jadida.
3 - ECONOMIE MAROCAINE
Le Maroc a opté dès son indépendance pour une économie libérale, diversifiée et ouverte sur l’extérieur. La croissance économique marocaine s'établit à environ 5% et elle est revue à la hausse ou à la baisse selon la qualité de l'année agricole.
Le Produit Intérieur Brut du Maroc est de 354 316 millions de dirhams. La contribution du secteur primaire à la formation du PIB est de 14,8%, la part du secteur secondaire de 32,6%, celle du secteur tertiaire de 38,1% et celle des administrations publiques de 14,5%.
Après un programme d'Ajustement Structurel le Maroc a assaini son cadre macro-économique. A ce titre, il a pu maîtriser les déficits publics et l’inflation, dont le taux est de 2,4% à fin juillet 2004.
4 - POLITIQUE ECONOMIQUE
Le Maroc est signataire de plusieurs accords de libre échange. Ainsi, dans ses relations avec l'Europe l’accord d'association qu'il a signé en avril 1996 avec l'Union Européenne, fera du Maroc une Zone de Libre Echange dès 2012. En outre, un accord de libre échange a été signé avec l’Egypte, la Jordanie et la Tunisie en 2003, suite à la déclaration d'Agadir du Roi Mohammed VI en 2001. Des accords de libre échange ont également été signés avec les Etats-Unis en mars 2004 et avec la Turquie, le 7 avril 2004.
Le Maroc offre aux investisseurs des conditions de succès, grâce à ses potentialités économiques et ses ressources humaines, aux perspectives qui s’ouvrent à lui en tant que trait d’union entre l’Europe et le Maghreb, et surtout grâce à la volonté de ses pouvoirs publics d’encourager les investisseurs par des moyens d’incitation très favorables.
Dans le but de développer son attractivité et en vue d’éliminer les obstacles à l’investissement étranger, le Maroc a initié d’importantes mesures pour attirer les investissements étrangers. Ces mesures s’inscrivent en droite ligne des recommandations tracées par les instances internationales.
Ces mesures concernent, notamment l’instauration des tribunaux de commerce, l’institution de la commission interministérielle des investissements, la révision du code du travail, la promulgation de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence, la promulgation de la charte de l’investissement, l’allègement des coûts de production, notamment par la baisse du coût de l’énergie.
S'ajoutent à ces mesures, la création de Centres Régionaux d’Investissement dans plusieurs villes, pour accélérer les délais de traitement des dossiers d’investissements, la promulgation de la loi de libéralisation du secteur bancaire, la réforme de la comptabilité, la nouvelle loi sur les sociétés anonymes, l’introduction d’un nouveau code de commerce et l’allègement des charges fiscales des entreprises.
Parallèlement à ces mesures, un effort a été consenti pour le développement des infrastructures d’accueil et de communication. Ainsi, le Royaume dispose de terrains industriels équipés et opérationnels dans les principales villes, et un programme d’aménagement de nouveaux sites industriels est en cours de réalisation pour répondre à toutes les demandes d’implantation d’unités industrielles.
Les secteurs industriels et de tourisme sont des piliers de l’économie marocaine. Ils offrent, de par leurs potentialités et performances, d’importantes possibilités d’investissement direct, de joint venture et d’opérations de sous-traitance, ainsi que de grandes possibilités d’investissements touristiques
Par ailleurs, le processus de privatisation a débuté en 1993 conformément à la loi 30-89 qui détermine les procédures de transfert des établissements publics au secteur privé. La privatisation s’est poursuivie à un rythme soutenu favorisant l’assainissement, la restructuration et la transparence.
En huit ans, trente six sociétés et vingt quatre établissements hôteliers ont été transférés au secteur privé. En 2001 la cession de la première tranche du capital de Maroc Telecom au groupe Vivendi Universal a rapporté 23,3 milliards de DH (2,33 milliards d'€ ). Après la cession de 16% supplémentaires, Vivendi Universal détient désormais 51% du capital de Maroc Telecom, dont les actions sont cotées aux bourses de Casablanca et Paris depuis la fin 2004.
Le 2 juin 2003, la cession de 80% du capital de la Régie des Tabacs, au profit du groupe franco-espagnol Altadis, a permis de drainer 14,08 milliards de DH (1,408 milliards €), dépassant les recettes totales de privatisation escomptées (12 milliards de DH) par la Loi des finances au titre de l'année 2003.
En outre, le secteur des centres d'appel est en véritable expansion ; SITEL France a racheté au groupe COFIMAG les centres d'appel Delta Call SA.
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